DIWALI
2009
Cette année le Diwali sera le 17 octobre 2009. Article pris sur Elishams (http://www.elishams.org/) car nous
avons trouvé qu'il était trés bien expliqué...
Le mot « Diwali » vient du sanscrit « Deepawali ».
« Deepa » signifie « lumière », et « awali » « rangée ». Diwali fête le retour de quatorze ans d’exil de Ram Ji 20 jours après
avoir vaincu les démons Vijay Dashami. Les rangées de lumières illuminant maisons, boutiques, ghâts, commémorent ce retour : à l’époque, le peuple d’Ayodhya
était sorti pour accueillir le grand roi en faisant tourner des petites lampes en sa direction, en signe de joie et d’admiration pour ses actes impeccables. C’est le moment de l’année où chacun
rend sa maison ou sa boutique la plus accueillante possible. Les jours précédant la fête, chacun s’emploie à de grands nettoyages, des rénovations, des coups de peinture… La maison doit être
belle et illuminée afin que Lakshmi, la déesse de la fortune (voir photo), entre dans la maison : elle n’aime pas l’obscurité, c’est une déesse de joie et de
lumière. Le point culminant de la fête est la nuit de la nouvelle lune, considérée comme la plus sombre de l’année. Partout, flammes et guirlandes scintillent, les dévots font la tournée des
temples pour offrir des lampes et manifester leur joie.
Cette fête dure cinq jours :
Le premier jour, dhanterassi, ou « treizième des richesses » tombe le treizième jour de la
quinzaine sombre du mois de kartik. La grande occupation est d’acheter de la vaisselle neuve pour la maison, ou des objets en argent, ne serait-ce qu’une toute petite chose, histoire d’inviter la
richesse à résider chez soi. Les marchands de vaisselle construisent des étalages gigantesques dans les rues et tous se bousculent au souk des vaisseliers. De nombreux stands de bougies, de
pétards, de feu d’artifice, de statuettes et de décorations diverses s’improvisent entre ces étalages.
Le deuxième jour, « choti diwali », est consacré à la prière et à la vénération de Kali. Ce
jour est aussi appelé « Narkachaturdasi ».
Le troisième jour, nuit sans lune, est le plus animé. Tout n’est que
lumière, beaucoup de nouvelles boutiques choisissent ce jour faste pour inaugurer leur commerce. Tous sont décorés d’une profusion de guirlandes de fleurs et de petites lumières. Vers la tombée
du jour, chacun fait une puja à Ganesh et Lakshmi, inaugure un nouveau livre de compte sur lequel la Svastika est tracée avec la poudre de Sindour, offre des sweets à
leurs clients et à leurs voisins. C’est aussi un jour où on ne refuse pas l’aumône : nombreux sont les pauvres qui viennent tendre la main au boutiquiers et repartent avec une pièce, un
fruit ou un gâteau. Certains commerçants passent la nuit dans leur boutique à jouer aux dès. La déesse Parvati a joué aux dès cette nuit là avec Shiva, et l’on dit que celui qui joue cette
nuit-là aura une année prospère.
Sur la ghât principale de Bénarès, une cérémonie spectaculaire a lieu ce soir-là, avec des milliers de litres de lait versés dans le Gange, et des lampes de lumière recouvrent les escaliers. Les
autres ghâts ne sont pas en reste : c’est un beau soir pour flâner sur le Gange en bateau, et bien sûr les bateliers en profitent pour monter les prix.
Le quatrième jour, Annakut ou « montagne de grain » est celui
de l’abondance. Le clou de la journée se déplace dans les environs du temple d’or où des montagnes de Prashad (prasad) sont artistiquement disposées en offrande à Parvati*. Des distributions de nourriture ont lieu un peu partout dans la ville, les pauvres sont à la fête.
Le cinquième jour est marqué par la Bhaya duj, ou
Bhaiduj.